The Last Guardian : mi-chef d’oeuvre, mi-aou…

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Libérez, des livrets…

Que dire qui n’ait pas été dit sur cette belle arlésienne, qui plus est avec un article écrit bien tard après la sortie du jeu (ce qui peut être considéré comme un hommage) ? Tout les amis, on va voir ce que vaut ce « projet Trico » et sa version collector s’il vous plait !

J’ai dix ans

En voila un running gag qu’on ne pensait jamais voir s’achever, le « The Last Guardian », ce jeu de Fumito Ueda au développement chaotique qui aura failli être annulé à moult reprises. On peut estimer que sa création aura débuté aux premiers cris du jeune héros que l’on dirige, on peux d’ailleurs remercier Sony pour sa patience car il est peu probable que ce jeu de niche arrive un jour à rentabiliser son coût. D’autant qu’il aurait été bien dommage de ne pas clôturer la trilogie entamée par les excellents (je ne parle pas techniquement mais bien artistiquement) Ico et Shadow of the Colossus sur PS2 (ressortis sans chute de framerate [ralentissements] et en HD sur PS3).

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La famille est réunie

Un trico pour l’hiver

Mi-aigle, mi-souris, mi-stigri, le trico vit dans des contrées urbaines et se nourrit principalement d’enfants, ce qui en fait à n’en point douter le compagnon idéal pour arpenter les ruines d’une cité aérienne oubliée. Dotée d’un charme indéniable, la bête est composée de multiples mélanges d’espèces, elle est par exemple pourvue d’un cri de Wookiee, d’un queue de Salamèche… L’idéal aurait été que l’animal ait hérité d’un cerveau de chien savant, malheureusement ce sont les gènes du chats qui semblent avoir prédominé pour cette partie. Imaginez vous de la taille d’une souris guider un chat dans un magasin de porcelaine, ça y’est vous y êtes, c’est ça l’expérience « The Last Guardian ».  La bête fait ce qu’elle veut. Volonté des développeurs ? Ne soyons pas naifs, gros soucis d’intelligence artificielle, mais qui arrive à être digéré comme un choix tant on y retrouve les spécificités du caractère félin… Je vous invite d’ailleurs à visionner l’illarant Marcus chez lui-même déclarer à plusieurs reprises souhaiter faire piquer la bête : http://noco.tv/emission/37638/nolife/chez-marcus/385-the-last-guardian-chez-le-veto (oui c’est payant mais c’est pour No Life donc pour une bonne cause).

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Un mélange d’espèces à prédominance Mexicaine

Hauteur… Action !

Pour continuer avec les soucis techniques, la caméra est une calamité, pas celle décriée un peu partout sur le web, n’exagérons rien, après j’ai peut être eu la chance de bénéficier d’un patch salvateur, n’ayant pas fait le jeu à sa sortie. Pas de quoi empêcher de jouer, non, de quoi pester comme un routier atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, oui par contre.

Pour vous guider une voix ponctue cette aventure mi-narrée (autant que fer se peut), il s’agit de vous plus vieux ce qui niveau démence surclasse largement le cas Jeanne d’Arc. Cette voix qui commente ce que vous faite, même quand vous ne l’avez pas encore fait… « Je passais par ce trou… » Bon bah il doit bien y avoir un trou quelque part, mais il est où ce… [caméra qui part en live – chute – respawn devant le trou] merci la vie.

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The last the guardian

Notre terre qui êtes au cieux

Et c’est à ce moment que le joueur patient (que vous êtes, n’êtes vous pas arrivé jusqu’ici ?) est récompensé, quand la technique moyen-âgeuse laisse place à la beauté de la relation entre le héros et le petit animal (oui, le héros est le trico à mes yeux). Nous sommes face à une des nombreuses définitions de ce qui fait du jeu-vidéo un art, ce n’est pas tant la performance graphique (quoique) mais la direction artistique de lieux tellement grands que l’on s’y perd… On croit rebrousser chemin quand on découvre en fait de nouveaux environnements toujours plus imposants. La physique est aussi magnifique, bien que largement scriptée, comment ne pas reconnaître « [placez ici le nom de votre chat] » dans le comportement du trico, c’est inhumain comme cet animal semble vivre derrière l’écran, une fusion s’opère, on souffre à voir la bête souffrir, c’est toute l’histoire de la vie qui se déroule sous nos yeux, avec sa cruauté et ses injustices.

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Une plume dans la main, c’est mieux.

Collector, même dans sa plus simple version

Voici donc le fier successeur de ses aînés, devenus rares à trouver car n’ayant pas eu de ventes en corrélation avec leur qualité. Le voici donc prendre le même chemin et vous voici là, hésitant à l’acheter. On parle bien d’un jeu qui vient de voir son prix baisser de moitié moins de deux mois après sa commercialisation. Votre seule excuse serait de ne pas avoir de PS4, et encore…

Concernant la version collector, outre un bien joli livret d’arworks, un steelbook [boitier métallique], un thème et une BO qu’on aurait aimé sur un CD avec son boitier (tout se perd…) and, the last but not the least guardian, une figurine imposante des deux compagnons immortalisés dans ce que j’espère ne pas être un bac à litière.

Voici donc ce qui reste une fois le jeu fini, une empathie et une émotion rarement vécues devant un écran qui font accepter voir parfois oublier tout les défauts cités. Si vous abhorrez les ralentissements (chutes de framerate parfois proches des 3 images par seconde, oui la PS4 est à genou) je vous conseillerai de le garder dans un coin de la tête et, l’instar de ses aînés, de lui donner sa chance sur une console plus puissante comme la PS4 pro voir en 4K sur PS5, si il ressort un jour… Vous prenez le risque ?

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